Sortie d'École Le blog de Bob Marcel

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jeudi 10 mars 2005

Quizz sur la Constitution Européenne

A votre avis une constitution doit elle être au service des hommes ou au service du marché ? Doit elle être orientée dans une direction figée libérale ou bien doit-elle permettre un choix de libéral ou social selon les désidératas du peuple ?

http://www.local.attac.org/attac91/quizz/

mardi 8 mars 2005

Le cygne

Un cygne glissait sur le cristal émietté
D'un lac d'au claire, murmurante et scintillante
Aux reflets sombres et ambrés d'un soir d'été,
Un été chaud propice aux amour sautillantes.

Une douce brise caressante et si fraîche
S'étalait lentement, languissante et légère.
Presque monotone, elle effleurait la terre
Et apaisait broussailles, pins et herbes seches.

Il était immobile et il allait pourtant
Se laissant emporter par le frémissement
Et les ondoiements du vent toujours inégal
Qui berçait les roseaux, les oies et les cigales.

Le soleil, tout doucement, rallongeait les ombres,
Glissait timidement d'une infinie douceur.
La derniere lueur illuminait les fleurs,
Étoiles éclatantes d'une terre sombre.

Il releva la tête, tendit son long cou
Et vit les rayons s'éteindre d'un coup.
Sa très large queux e déploya amplement,
Ses longues plumes amplifiant ses tremblements.

Longs silences, bruissements altérés,
Astre d'une froideur désespérée,
Lune seule, veuve recluse mais...
Plus jamais de joie... Oh non plus jamais...

Son coeur sondait l'obscur et cherchait sa lumière ;
Son amour tonna alors comme une prière
Dite au milieu des cierges que sont les étoiles
Et il repoussa, farouche, le terne voile.

Il cacha sous son aile sa tête et son âme.
Ses pensées allaient à sa blanche et belle dame ;
Elle remplissait son coeur de mélancolie ;
Et dans l'air d'été cet être aimant s'endormit.

« NON » à cette Europe là

Je me sens personnellement citoyen du monde parcequ'il n'y a pas d'autre moyen de me définir en tant qu'être vivant et je suis pour l'union de tout les pays du monde et donc en préalable je suis pour l'union des pays européens. Et pourtant je voterais « non » à la constitution européenne. Parceque cette Europe là sera figée, elle interdira la solidarité et ne sera qu'un pastiche de démocratie où seules les décisions ultra-libérales auront droit de cité.

lundi 7 mars 2005

Fol espoir

Mon amour, ma passion
Ma joie, mon oraison
Ma folle déraison
Jusqu'à l'adoration
Une lumière brille
Une flamme scintille
- une rose qui danse -
Donnant cette esperance
Qu'un lendemain prochain
Un beau et clair matin
Je verrai dans tes yeux
Un éclat merveilleux :
Le voile evanescent
Du doux amour naissant
De l'amour inconscient
De l'amour insouciant.

Et alors, mon jardin
Mon brouillard au matin
Volutes de satin
Esquisse de câlins
Cette onde cristalline
Ce vent dans l'herbe fine
Mes mains dans tes cheveux
Ton sourire amoureux
Seront mon horizon
La joie en ma maison
L'essence de mes rêves
Une éternelle trêve :
Pouvoir toucher tes lèvres
Du bout de mes lèvres
Partager des instants
Infiniment lents...

Et alors, mon ivresse
Ma si jolie princesse
Dont j'envie les caresses
Et voudrai la tendresse
Alors sous l'astre d'or
Heureux d'être dehors
Heureux d'être avec toi
J'écouterai ta voix
Verrai comme un bijoux
Le soleil sur tes joues
Et n'aurai plus au coeur
qu'une grande candeur.
L'amour que j'ai pour toi
N'a besoin d'aucun toit
Il est ma belle histoire
Surtout mon fol espoir.

vendredi 4 mars 2005

Océan rouge

Belle au vent
Peau rouge sang
Cheveux emportés
Par le vent glacé
Attend demain
Qu'arrive la fin
Du soir qui chavire
Épars sur les navires
Qu'au loin tu vois
Et que n'atteint ta voix
Ne pars que demain
Quand tu ne verras rien
Rien que du mauvais
Du mauvais sang
Rouge sur l'océan

L'arrivée du printemps

Dehors

Un vent glacé descend la montagne au printemps
Souffle continuellement, violent et dur,
Cristallise les rancoeurs en les durcissant
De sa terrible rigueur qui tout le temps dure.

Il glisse sur des fleurs ne pouvant s'évader
D'un sol encore moribond et endormi,
Et se précipite sur le hameau tapis,
Appuyant le fardeau de l'hiver attardé.

Dedans

La vieille pose sur l'accoudoir sa longue main tannée
Se soulève durement comme congelée par l'hiver,
Traverse la pièce, lente, car ses jambes crient misère,
Regarde le triste feu et appuie fort sur la poignée.

L'éclat déboule sur son visage surpris
Saisi d'effroi par tant d'ardeur et de clarté.
La plaine tout comme les toits est blanche, immaculée,
Eclatante de lumière et riante de mépris.

jeudi 3 mars 2005

J'étais un capitaine

J'étais un capitaine courageux
Et tous mes fiers marins croyaient en Dieu.
J'étais un capitaine si heureux
Que j'en fouttais tous mes marins peureux.

       À présent j'erre pour l'éternité
       Sur les rochers où je me suis noyé.

Je plane vainement au dessus des flots,
Au dessus de l'écume toutes les nuits,
L'esprit gris sans le cœur d'un corps qui a fuit,
Je plane vainement au dessus de l'eau.

Point ne me touche le sort de ces hommes blessés.
J'attise la tempête et fait gronder les vagues
Mais leurs esprits toujours sous la lumière vague
Volent au paradis me laissant délaissé.

Je suis là désormais seul sous les étoiles
Et béat de solitude sous les voiles
Des navires qui par le bleu des beaux jours
Et les matins calmes partiront toujours.

mardi 1 mars 2005

Sans titre

Dieu va mourir ce matin
Et étendu sur son lit de rose
Il dira à ses anges moroses :
« Dieu va mourir ce matin »

Demain ne sera bientôt
Que la rosée d'hier et d'aujourd'hui
« Car, disent les anges éconduits,
Demain ne sera bientôt »

Les mots doux ne seront plus
L'or éclatant des amours si belles
Sans dieu gardien de la citadelle
Les mots doux ne seront plus

Ma belle tu en pleureras
A genoux devant le lit de roses
Et disant les prières moroses
Ma belle tu en pleureras

Être une feignasse (et l'assumer)

Aujourd'hui j'ai une hypothèse pour expliquer pourquoi je suis fénéant. Savoir que je peux faire une tache est une satisfaction mais cela me rend insatisfait parceque je sais que ce n'est pas la finalité à laquelle j'aspire. Ce double état satisfait - insatisfait me bloque completement. D'autre part ce blocage est en lui même une démonstration que finalement je ne peux pas.

En même temps cette finalité ne peut être atteinte qu'à condition de se forger son propre caractère à partir du matériau brut qu'est notre éducation et notre condition présente.